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Ranmase : « La priorioté du moment, c’est un mieux-être pour la population, pas les élections »
A l’unanimité, les invités à l’émission Ranmase de ce samedi sur Caraïbes FM ont dénoncé l’évangile gouvernementale  véhiculée à cor et à cri par des  parlementaires qui lui sont proches en faveur de la tenue des élections avant l’échéance du mandat des députés, sénateurs et du président de la République.

Ranmase : « La priorioté du moment, c’est un mieux-être pour la population, pas les élections »
A l’unanimité, les invités à l’émission Ranmase de ce samedi sur Caraïbes FM ont dénoncé l’évangile gouvernementale  véhiculée à cor et à cri par des  parlementaires qui lui sont proches en faveur de la tenue des élections avant l’échéance du mandat des députés, sénateurs et du président de la République.

‘’Absurde et carrément cynique’’, indique le député Acluche Louis Jeune qui se réjouit du plan pour de fausses élections mis en échec par le tremblement de terre du 12 Janvier ; un peu pour répéter Mme Mirlande H. Manigat qui avait déclaré le surlendemain de la catastrophe que la nature a révoqué les autorités. ‘’Ils savent très bien que les élections ne sont pas possibles en cette  conjoncture où les priorités sont ailleurs’’, répond Me Osner H. Févry qui  qualifie les Kelly C. Bastien, Anacasis Jean Hector, Wenceslas Lambert de provocateurs que le peuple ne prend même pas au sérieux.

 ‘’Les élections sont faites pour élire des autorités qui doivent donner du service à la population, celles qui sont là sont passées à côté de cette mission, alors, à quoi bon qu’elles veuillent se représenter’’, a encore ajouté le représentant de Dame-Marie à la chambre basse.

Intervenant depuis l’étranger le sénateur Roudolphe Boulos a indiqué que la crise post 12 Janvier est mal  gérée par des dirigeants qui, bien avant le séisme, avaient déjà fait preuve d’incompétence et de corruption. Sauveur Pierre Etienne, depuis le Canada, a enfoncé le clou un peu plus fond dans la plaie pour critiquer la gouvernance de René Préval  et Osner Févry a repris pour préciser que le chef de l’Etat ne peut donner ce qu’il n’a pas. ‘’Il est au service du blanc comme une marionnette ; pas étonnant qu’il ait rapidement donné son accord pour la reconstruction du palais par les français et si les américains lui avaient demandé de leur donner le Champ de Mars, il n’hésiterait même pas une seconde à s’exécuter’’, a encore dit Me Févry qui croit qu’il est nécessaire  aujourd’hui que tous les plans (INITE, plan Boulos, GREH, etc.) soient mis  ensemble pour une synthèse avant l’adoption du plan  final à soumettre à la communauté internationale.

L’économiste Leslie Péan qui intervenait depuis les Etats-Unis est lui sans équivoque : ‘’Il faut débarrasser le pays de l’équipe incompétente et inconsciente qui le prend en otage’’. M. Péan cite à l’appui de son argument le faible crédit (1%) accordé au secteur agricole alors que nous répétons depuis des temps que le pays est essentiellement agricole. 80% du budget de la République servent à payer des intérêts sur des prêts du sectaire bancaire qui lui-même oublie de s’ouvrir aux clients dans le cadre de la grande accessibilité de crédit réclamée pour sauver le marché des consommateurs. 9 milliards de dollars de bons BRH sont consentis pour amortir la dette de l’Etat-maron, s’est  emporté l’économiste qui a aussi dénoncé le document-cadre de la banque centrale présenté aux institutions financières internationales pour solliciter un fonds partiel de garantie de crédit pour le secteur bancaire

 Dore Guichard, jeune cadre haïtien formé en France qui intervenait depuis Paris a préconisé le zonage sismique de la ville de Port-au-Prince avant tout nouvel investissement en terme de construction de bâtiments. L’historien Toussaint Desrosiers, lui aussi présent au studio de Caraïbes pour cette émission spéciale a fait un bref rappel des séismes qui ont déjà secoué le Cap-Haïtien pour déplorer que ces exemples n’aient pas servi  les différentes autorités qui se sont succédées au pouvoir pour promouvoir une nouvelle politique de construction à l’intérieur du pays.