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René Préval défend son administration accusée de corruption par un rapport du Département d’Etat américain
A peine rentré au pays après sa tournée aux Etats-Unis et à la Dominique, le président René Préval s’est montré révulsé par les commentaires peu flatteurs de la presse américaine concernant les accusations de corruption touchant son administration. 

René Préval défend son administration accusée de corruption par un rapport du Département d’Etat américain
A peine rentré au pays après sa tournée aux Etats-Unis et à la Dominique, le président René Préval s’est montré révulsé par les commentaires peu flatteurs de la presse américaine concernant les accusations de corruption touchant son administration.

Le chef de l’Etat a aussi accordé peu d’importance au rapport du département d’Etat américain faisant état de la corruption qui gangrène les principales institutions du pays. ‘’Je m’explique mal cette campagne de dénigrement systématique contre le pays et surtout, a-t-il dit, elle s’est amplifiée après le 12 Janvier. Que cherche-t-on en fait, s’est interrogé le chef de l’Etat.

Sans doute, on cherche à expliquer que le gouvernement et le secteur privé ne sont pas crédibles puisque ça doit forcément se faire à travers les passations de marché et comme ça, on pourra aisément canaliser l’assistance qu’on doit donner à d’autres groupes (ONG)’’, s’est énervé René Préval qui invite les journalistes à poser la question à Moreno (Luis Alberto, BID), Dominique Strauss-Kahn (FMI), Barroso  (UE) et à Robert Zellic (Banque Mondiale) car, ce sont eux qui ont accepté d’appuyer notre budget parce qu’ils ont trouvé que notre gestion était saine et notre gouvernance plutôt bonne. Mais, pas à ‘’Washington Post ou New York Times’’  René Préval dit cependant ne pas nier que le virus (corruption) existe dans le pays ‘’puisqu’on paie des fois des  pots de vin pour faire un passeport ou d’autres pièces importantes mais, l’actuel gouvernement ou les précédentes  administrations comme celles dirigées par les premiers ministres Rosny Smart, Jacques-Edouard Alexis, Michelle Duvivier Pierre Louis sont pas corrompues’’. ‘’Si c’est vrai, qu’on m’en donne la preuve’’, a encore dit René Préval.

QUELQUES INFORMATIONS EN BREF

1.- BAN KI MOON : ‘’LE MONDE NE VOUS A PAS OUBLIES’’, A L’ADRESSE DES SINISTRES

HAITIENS : En visite hier dimanche dans le pays, sa deuxième depuis le drame du 12 Janvier dernier, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon a indiqué à l’intention des sinistrés qu’il a visités à Pétion Ville après sa rencontre avec le président René Préval que la communauté internationale est bien à l’écoute de leurs problèmes et qu’elle ne les a pas oubliés. ‘’On a rassemblé plus de 60% de ce que vous avez besoin comme tentes ou bâches et on va continuer à rassembler ces accessoires pour que la période pluvieuse (avril) et période cyclonique (fin Juin) ne nous surprennent pas’’, a dit le secrétaire général de l’ONU qui a confirmé avoir réuni 49% du montant de 1.4 milliard de dollars envisagé pour aider le pays à faire face à l’urgence. Le No 1 de l’ONU s’est aussi entretenu durant son séjour à Port-au-Prince avec le premier ministre Jean Max Bellerive, les chefs civil et militaire de la MINUSTAH ainsi que les représentants des agences de l’ONU en Haïti.

2.- ROBERT ANTOINE, ANCIEN DIRECTEUR DE LA TELECO RISQUE 20 ANS DE PRISON AUX Etats-Unis : L’ancien directeur général de la Téléco sous l’administration de Jean Bertrand Aristide qui est écroué aux Etats-Unis depuis quelques mois sous l’accusation d’avoir détourné des fonds de la compagnie a plaidé coupable des accusations portées contre lui devant un tribunal de la Floride. M. Antoine risque 20 ans de prison.

 3.-  RENE PREVAL DETERMINE A ORGANISER LES ELECTIONS AVANT LE TERME DE SON MANDAT : Le président René Préval qui a avoué ne pas avoir obtenu une déclaration publique du président Barack Obama sur la question a néanmoins bénéficié du soutien de Mme Hillary Clinton, la très influente secrétaire d’Etat américain et du représentant du secrétaire général de l’ONU en Haïti, Edmond Mullet sur la nécessité et l’opportunité des élections. ‘’En Décembre prochain, ceux qui ne veulent pas les élections sont ceux-là mêmes qui vont me critiquer pour ne pas les avoir tenus’’, a dit le chef de l’Etat qui a réitéré son désir de tenir ces joutes avant le terme de son mandat pour "remettre le pouvoir à un gouvernement bénéficiant de la légitimité populaire".