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Ranmase: Haïti/Elections : Des membres de l'opposition expriment leurs inquiétudes
Les invités de Ranmase hier samedi sur Radio Caraibes parlaient tous ou presque  le même langage: Préval est une catastrophe en lui-même en ce sens qu'il a réussi à s'attirer  les foudres de sa population qui est très mécontente des deux lois jugées scélérates qu'il a fait voter au parlement. Toutefois, des nuances de taille ont été observées dans les positions des panélistes, le sénateur Evaliere Beauplan qui est très critique lui aussi contre M. Préval et qui ne voudrait pas que les élections soient organisées sous son administration à cause d'une suspicion presque légitime de partialité et de magouille n'a pas trop de problème à ce que le concerne reste en place jusqu'au 7 Février pour passer le pouvoir  à un président issu de la Cour de Cassation conformément à la Constitution, mais pas un jour de plus, précise t-il.

Ranmase: Haïti/Elections : Des membres de l'opposition expriment leurs inquiétudes
Les invités de Ranmase hier samedi sur Radio Caraibes parlaient tous ou presque  le même langage: Préval est une catastrophe en lui-même en ce sens qu'il a réussi à s'attirer  les foudres de sa population qui est très mécontente des deux lois jugées scélérates qu'il a fait voter au parlement. Toutefois, des nuances de taille ont été observées dans les positions des panélistes, le sénateur Evaliere Beauplan qui est très critique lui aussi contre M. Préval et qui ne voudrait pas que les élections soient organisées sous son administration à cause d'une suspicion presque légitime de partialité et de magouille n'a pas trop de problème à ce que le concerne reste en place jusqu'au 7 Février pour passer le pouvoir  à un président issu de la Cour de Cassation conformément à la Constitution, mais pas un jour de plus, précise t-il.

 

Cependant, le sénateur du Pont du Nord-Ouest ne cracherait pas sur un départ anticipé du chef d'Etat qui pourrait être aussi une bonne issue à la crise. Par contre, le sénateur Jean William Jeanty, dans un style direct qui bannit la langue de bois, a invité le peuple à poursuivre la mobilisation pour parvenir au plus vite à la démission de René Préval. Le sénateur des Nippes a donné un luxe de détails sur les raisons de l'échec de l'équipe au pouvoir et a fait état de la soumission du chef de l'Etat aux quatre volontés du "blanc". Il veut pour preuve, l'arrêté traitant du fonctionnement et de l'organisation de la CIRH sorti une première fois dans le Moniteur avant d'être,  par la suite, modifié (dans un deuxième numéro du journal officiel) pour donner les pleins pouvoirs à la commission sous pression de la communauté internationale.

" Préval ne s'est même pas soucié de ses propres intérêts puisque la commission nouvelle formule fait de lui un président fantoche dont le droit de veto est fictif", a encore déclaré  le sénateur Jeanty.  Me Osner Févry dit lui-même détenir des informations dignes de foi selon lesquelles le chef de l'Etat a tenté de résister aux pressions du blanc. "Je ne le dédouane pas mais, il n'a pas livré la cité sans essayer de résister", dira Me Févry sommé par la foule assistant à l'émission de se positionner par rapport au président Préval et surtout, il a été clairement demandé à Me Fevry de justifier la présence d'un membre de sa formation politique au CEP largement décrié et qui ne bénéficie pas de la confiance des acteurs pour organiser le scrutin. Le juriste a un peu perdu de son calme habituel devant l'insistance de la foule qui n'aurait pas pardonné une attitude jugée ambivalente de Me Fevry dans la crise actuelle.

"Pourquoi ne demandez-vous pas à l'église catholique d'exiger le retrait de son représentant au CEP", s'est adressé Me Févry à la foule. Et celui-ci n'était pas au bout de ses peines puisqu'il allait plus tard essayer de prendre la défense du sénateur Roody Heriveaux renvoyé de son parti (Ansanm Nou Fo) pour son attitude dans l'affaire du vote de la loi d'urgence au sénat. Me Osner Fevry était interrompu a tout bout de champs par la foule venue apportée  sa solidarité au PDG de la radio, Patrick Moussignac visé par une attaque de bandit en fin de semaine dernière.

L'ancien président de la chambre des députés, Pierre Eric Jean Jacques, par ailleurs coordonnateur national du parti a expliqué que les principes régissant le fonctionnement de Ansanm Nou Fo condamnent justement le choix du sénateur Hériveaux de voter avec la majorité présidentielle des lois qui ne sont pas en conformité avec la Constitution. Une mesure similaire pourrait être prise à l'encontre du sénateur Féquiere Mathurin, membre du parti qui avait fait le même choix que son collègue Hériveaux dans ce vote. "Au moins, Ansanm Nou Fo et avant lui, Ayiti an Actyon pour Judnel Jean ont montré qu'il reste un minimum de décence et de moralité dans la vie politique", s'est réjoui le sénateur Jeanty de même que son collègue Beauplan qui s'est senti gêné de parler de compagnon de lutte de 4 ans au sénat. L'ambassadeur Edwidge Lalanne est parti en guerre contre Edmond Mulet de même que Me Fevry qui ont tous deux qualifié le diplomate onusien de proconsul qui n'a rien à foutre dans le pays de Dessalines. Reynold George arrivé en fin d'émission s'est dit en désaccord avec Me Fevry qui n'arrive pas à dire avec clarté sa position par rapport au président Préval.

"Celui-ci doit partir et au plus vite", a conclu le juriste qui a accusé le pouvoir du président Préval dans l'attaque dont a été victime Patrick Moussignac. "Je suis au courant que des armes ont été distribuées à des chimères par le palais national et des militants de mon parti, ALAH qui ont infiltré la rencontre en avaient aussi reçu", a par ailleurs révélé Me George.